Mercredi 16 novembre 2011 3 16 /11 /Nov /2011 20:42


Appel à la résistance contre le fichage de l’enfance
http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2011/11/14/appel-a-la-resistance-contre-le-fichage-de-l-enfance/


  • Directrices, directeurs d'écoles qui avons refusé, refusons et refuserons de mettre en place le traitement automatisé de données à caractère personnel et nominatif Base Elèves,
  • Directrices, directeurs d'écoles ayant renseigné Base Elèves contre notre gré, suite aux pressions administratives et menaces de sanctions continuelles
  • Enseignantes, enseignants opposés au fichage de l’enfance,

 

 

NOUS APPELONS A NE PLUS INSTALLER OU METTRE A JOUR BASE ELEVES,
A NE PAS METTRE EN ŒUVRE LE LIVRET PERSONNEL DE COMPETENCES ELECTRONIQUE (LPC),
ET A BLOQUER TOUTE REMONTEE DE DONNEES NOMINATIVES.


Trois ans après notre premier appel, malgré le harcèlement administratif et les pressions incessantes que nous subissons au quotidien, malgré les sanctions qui se sont abattues sur beaucoup d’entre nous, et parce que la multiplication des fichiers dans l’Education Nationale confirme malheureusement les craintes que nous exprimions alors, nous décidons de réaffirmer notre volonté de ne pas être utilisés comme acteurs premiers d’une traçabilité des élèves et d’un contrôle social de la population.
 
En effet, alimenter le fichier Base Elèves, présenté comme un simple outil de gestion par le ministère de l’Education Nationale, est loin d’être un geste anodin. Outre qu’il fait sortir des écoles les renseignements personnels et souvent confidentiels que nous sommes amenés à recueillir dans l’exercice de nos fonctions, concernant les enfants, mais aussi leurs familles et leurs proches, il engendre automatiquement l’immatriculation de chaque enfant dans la Base Nationale des Identifiants Elèves (BNIE), en lui attribuant un Identifiant National Elève (INE). À terme, ce numéro unique suivra l’enfant pendant toute sa vie scolaire et étudiante, puis tout au long de sa vie professionnelle (loi relative à l’orientation et à la formation professionnelle tout au long de la vie) ; il est la clé rendant possibles toutes les interconnexions avec les fichiers parallèles créés l’un après l’autre dans l’ombre de Base Elèves. Ainsi a-t-on vu réapparaître en 2010, sous forme du Livret Personnel de Compétences numérique (dont la généralisation est prévue), le fichage des compétences et des incompétences de chaque enfant, données qui avaient été retirées de Base Elèves par l’arrêté d’octobre 2008 après que le ministre de l’époque, Xavier Darcos, en avait jugé le fichage liberticide.
 
Les fichiers scolaires nominatifs informatisés et centralisés rompent avec les principes déontologiques du métier d'enseignant. La confidentialité et la maîtrise des données saisies ne sont plus respectées. Le pouvoir et la responsabilité de l'enseignant sur les enfants et les familles deviennent démesurés. Sans avoir besoin de rappeler les dangers d’internet et le fait que la sécurisation des données sera toujours illusoire, toutes les dérives sont possibles : contrôle social, traçabilité des individus, déterminisme, tri, classement et orientation automatique des élèves suivant des critères opaques, recherche d’enfants migrants, partage de données avec d’autres administrations, ventes de fichiers …
Aucune information nominative ne doit sortir de l’école. Les données qu'il faut conserver doivent être strictement anonymes, dans un cadre législatif soucieux des libertés individuelles et du droit à l'oubli dans notre ère numérique. C'est le sens de la demande du Comité des Droits de l'Enfant des Nations Unies qui recommande à la France "que seules des données anonymes soient entrées dans des bases de données et que l'utilisation des données collectées soit régulée par la loi, de manière à en prévenir un usage abusif."
 
 - En tant que citoyens, nous ne pouvons accepter que l’Etat français, qui a pourtant ratifié la Convention Internationale des Droits de l’Enfant, continue de refuser de mettre en œuvre ces recommandations.
- En tant qu’enseignants, nous préférons respecter  notre éthique professionnelle et notre morale personnelle plutôt que d’obéir à notre hiérarchie qui nous demande d’immatriculer nos élèves, de ficher leurs capacités et leurs incapacités, leurs bonnes et mauvaises attitudes.
Nous ne pouvons accepter que l’administration de l’Education Nationale rejette systématiquement les demandes d’exercice du droit d’opposition des parents au fichage de leur enfant, droit pourtant rétabli par le Conseil d’Etat. Ce déni met à mal les liens de confiance que nous construisons au quotidien entre les parents de nos élèves et l’école.
- En tant que directeurs d'école, responsables des enfants qui nous sont confiés, nous ne pouvons considérer le fichage de mineurs comme une simple formalité administrative, nous ne pouvons accepter que ce fichage fasse désormais partie de nos missions.

Nous ne pouvons accepter que des enseignants soient sanctionnés pour refus de Base Elèves alors qu’ils sont reconnus comme Défenseurs des Droits de l’Enfant par l’ONU.
Nous ne pouvons continuer à voir notre métier dévoyé et rendu potentiellement nuisible à nos élèves.
Nous ne pouvons accepter le fatalisme qui accompagne l’avancée du rouleau compresseur du fichage de l’enfance.
Notre responsabilité est grande. Sans notre concours, ce fichage devient impossible !

Parce qu’il ne suffit pas de s’indigner ponctuellement,
 – les signataires de ce texte réaffirment qu’ils bloqueront la machine en refusant l’immatriculation des élèves, en refusant d’alimenter et de mettre à jour le fichier Base Elèves, en refusant la mise en œuvre du Livret Personnel de Compétences numérique et toute transmission de données nominatives.
 – ils appellent l’ensemble de leurs collègues à faire de même pour combattre ce fichage en le dénonçant et en refusant d’en être les vecteurs.

 

Vous voulez signer cet appel : envoyez prénom, nom école à desobeisseurs.gard@orange.fr

 

Directeurs gardois ayant signé cet appel national:

Laurence Baldit, Ecole Victor Hugo, Trescol

Maurice Barbut, Ecole Claire Lacombe, Alès

Dany Bénézet, Ecole de Lézan

Emmanuel Bour, Ecole de St Sébastien d'Aigrefeuille

Fabien Fayollet, Ecole élémentaire St Jean du Gard

Sébastien Ferigal, Ecole du Martinet

Pierre Gaussorgues, Ecole maternelle Montée de Silhol, Alès

Christine Laurent, Ecole de Mialet

Alain Perrod, Ecole maternelle Paul Langevin, Alès

Maxime Tatry, Ecole de la Royale, Alès


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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 23:42



Fin octobre 2011, juste avant les vacances scolaires M. l'inspecteur d'Académie a écrit à tous les directeurs du département refusant BE rappelant que "tout fonctionnaire doit se conformer aux instructions de son supérieur hiérarchique...." et demandant à chacun de faire connaître par écrit et dans un délai d'une semaine les raisons de cette attitude.

Monsieur l'inspecteur d'Académie se "réserve la possibilité de mettre en application les dispositions réglementaires les plus appropriées"

Les directeurs, réunis en collectif, décident de ne pas répondre à l'IA.

 

Si vous avez reçu cette lettre n'hésitez pas à contacter le collectif par le biais de ce blog.

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Jeudi 22 septembre 2011 4 22 /09 /Sep /2011 23:05

Les désobéisseurs seront présents au premier Forum Social Gardois

 

 

 

FlyFSLrectoDef (1)

 

 

http://fsl30.blogspot.com/

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Jeudi 22 septembre 2011 4 22 /09 /Sep /2011 22:50
 Bastien Casals, directeur d'école dans l'Hérault, avait reçu un blâme et s'était vu retirer sa fonstion de directeur d'école en septembre 2009 pour refus de renseigner Base Elèves.
Aujourd'hui 22 septembre 2011, le tribunal administratif de Montpellier a rendu ses conclusions:
- annulation du blâme
- annulation du retrait de direction, avec obligation de réintégration dans sa fonction de directeur dans un délai d'un mois après la décision du juge !
 
Avis aux inspecteurs d'Académie: le simple fait de refuser de remplir Base Elèves 1er degré ne suffit pas à motiver le retrait de direction !

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Dimanche 26 juin 2011 7 26 /06 /Juin /2011 17:29
 
Ca se passe à Beauzy, petit village du Loir et Cher, au coeur de la Sologne. 
Enseignant dans la classe unique du village, Monsieur Philippe Wain, refuse, comme nombre de ses collègues, de renseigner le fichier Base Elèves.
Mme Picot Grandjean, inspectrice de l'Académie de Loir-et-Cher, lui a fait savoir par écrit qu'il sera retiré de son école, ce qui équivaut à un déplacement d'office, pour le motif de sa résistance à Base élève et pour la non-remontée des résultats des évaluations nationales.

 Le Collectif National de Résistance à Base Elèves vous communique sa lettre ouverte à Madame l'Inspectrice de Loir-et-Cher.

 
http://retraitbaseeleves.wordpress.com/2011/06/22/dernieres-nouvelles/
Contacts:
M. Wain: 02 54 76 93 18
SNUipp 41: 02 54 42 28 30

Soutien du Collectif National de Résistance à Base Elèves (CNRBE) à Monsieur Philippe Wain.

Lettre ouverte à Madame l’Inspectrice de l’Académie du Loir et Cher,
 
Vous avez décidé
 de sanctionner Monsieur Philippe Wain, pour lui faire payer sa résistance, entre autres, au fichier Base Elèves.

Nous tenons à vous rappeler que le système Base élèves 1er degré est fortement contesté par de nombreux parents, enseignants, simples citoyens, syndicats, élus, associations. Et même par des assemblées délibérantes, comme l’Assemblée de Corse qui a voté, à l’unanimité, les 26 et 27 mai 2011, une motion contre Base Elèves. (1)
En juillet 2010, les décisions du Conseil d’Etat contre Base élèves et le fichier national BNIE ont été largement relayées par les médias. Ce jugement rétablit notamment le droit d'opposition des parents et confirme l'illégalité de tout rapprochement ou mise en relation des données de Base élèves avec d'autres fichiers.

Ces fichiers remettent en cause le principe de confidentialité, le respect de la vie privée, et le droit à l'éducation, comme dénoncé par le Comité des Droits de l'enfant des Nations Unies en juin 2009.
 
De plus vous n'êtes certainement pas sans savoir que:
 
- Ce mercredi 15 juin, 430 courriers d'opposition à Base-élèves ont été déposés au Rectorat de Paris ;
- Ce mercredi 22 juin, quatorze plaintes avec constitution de partie civile ont été déposées à Paris auprès du Doyen des Juges d’Instruction, par les parents qui poursuivent leur action au pénal pour aller au-delà du rappel à la loi adressé en juillet 2010 à la directrice des affaires juridiques de l'Education Nationale.

Monsieur Wain, soutenu par le CNRBE, demande à l’Etat exactement les mêmes choses que notre collectif, à savoir : 
- de se conformer aux observations du Comité des droits de l’enfant de l’ONU du 12 juin 2009, qui recommande que seules des données anonymes soient entrées dans des bases de données et que l’utilisation des données collectées soit régulée par la loi de manière à en prévenir un usage abusif,
- de renoncer à l’immatriculation des enfants (BNIE/RNIE) et à l’utilisation des bases de données personnelles en service au primaire (BE1D) et au secondaire (SCONET), ainsi qu’à la conservation numérique des parcours scolaires (LPC), et aux procédures automatiques d’orientation (Affelnet 6°, Affelnet 3°, Admission Postbac),
- la levée de toutes les sanctions à l’encontre des directeurs d’école qui ont refusé d’enregistrer des enfants dans BE1D, que ce soit pour s’opposer à ce fichage illégal ou respecter la volonté des parents, 
- l’application du droit d’opposition rendu aux parents par l’arrêt du Conseil d’Etat du 19 juillet 2010.
 

Le CNRBE soutient Philippe Wain dans son refus de renseigner Base Elèves ainsi que dans son exigence concernant la protection des données relatives aux enfants et à leurs proches recueillies dans le cadre de leur scolarité : aucune donnée nominative ne doit sortir des établissements.

Afin que cessent les manquements à la loi, les atteintes à la vie privée, et les mesures à l'encontre des enseignants et directeurs qui refusent de renseigner les fichiers de l'Education Nationale, dont Monsieur Wain, le CNRBE fera toute la publicité et donnera, si vous maintenez le déplacement d’office, les suites juridiques nécessaires (2).

Nous espérons croire, Madame l’Inspectrice d’Académie, en votre attachement à la défense des droits et de l'intérêt supérieur de l'enfant.
 
Le Collectif National de Résistance à Base Elèves (CNRBE), le 26 juin 2011
(2) Les dispositions du décret du 24 février 1989 ne peuvent être appliquées à monsieur Wain dans la mesure où il n’est chargé que d'une seule classe et n’a pas été nommé dans un emploi de directeur. L’article 17 de ce décret réserve en effet une telle nomination aux instituteurs ou professeurs des écoles assurant la direction des écoles maternelles et élémentaires de deux classes et plus. Dans sa réponse aux défenseurs des droits de l'ONU, le 9 juillet 2010, le gouvernement français explique que le retrait d'emploi de direction n'a pas été envisagé pour un chargé d'école de l'Isère parce que précisément il n'est chargé que d'une seule classe et n'a pas été nommé dans un emploi de directeur. On ne peut donc pas retirer à Philippe Wain un emploi qu'il n'occupe pas.
Par Blogmestres
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